Étiquetage fruits et légumes : que doit-on obligatoirement afficher sur l’étal ?

Un marché bien achalandé, des couleurs qui donnent envie, des pyramides de tomates impeccables… et pourtant, une simple petite étiquette mal renseignée peut valoir une mise en demeure. Pour les commerçants comme pour les consommateurs, connaître les règles d’étiquetage des fruits et légumes frais n’a rien d’un détail administratif. Voici ce que la réglementation impose vraiment.

Les mentions obligatoires à repérer sur l’étiquetage des fruits et légumes

Trois informations sont non négociables sur tout étal de fruits et légumes vendus à l’état frais. La dénomination de vente d’abord, c’est-à-dire le nom du produit tel qu’il est reconnu (pomme, courgette, raisin blanc…). Ensuite, la variété lorsqu’elle est connue et réglementée : une Golden n’est pas une Fuji, et un consommateur a le droit de savoir ce qu’il met dans son panier. Enfin, la catégorie de qualité, en général exprimée par “Extra”, “Catégorie I” ou “Catégorie II”, selon des critères précis définis par les règlements européens.

Le prix, bien sûr, doit être affiché au kilogramme ou à l’unité selon le mode de vente. C’est sur ce point que beaucoup de vendeurs buttent, surtout lors des pics d’activité où réétiqueter toute une table devient un casse-tête. Pour faciliter cette gestion au quotidien, une étiquette fruits et légumes tout particulièrement pensée pour les professionnels des marchés et commerces de proximité peut faire toute la différence.

réglementation étiquetage fruits et légumes

Focus sur l’origine : les règles de l’étiquette pour la traçabilité

La provenance d’un produit frais, c’est souvent la première question que pose le client. Et la réglementation européenne l’a bien compris. C’est pourquoi le pays d’origine est une mention obligatoire pour l’immense majorité des fruits et légumes commercialisés en Europe, qu’ils soient vendus en vrac ou en sachet.

Pour les produits issus de l’Union européenne, il suffit d’indiquer le pays membre (France, Espagne, Italie…). Pour les produits hors UE, le pays tiers doit être clairement affiché. L’affichage “origine UE” sans précision supplémentaire n’est autorisé que dans des cas très encadrés. Toute ambiguïté sur l’origine est susceptible d’être sanctionnée lors d’un contrôle de la DGCCRF (direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes), qui vérifie régulièrement la cohérence entre ce qui est affiché et ce qui est livré.

Vrac, bio et emballages : les spécificités de l’étiquetage selon les produits

Un légume vendu en vrac n’obéit pas exactement aux mêmes règles qu’un produit conditionné sous film. Pour le vrac, l’étiquette est apposée sur l’étal ou sur une pancarte clairement lisible à côté du produit. Pour les emballages, toutes les mentions doivent figurer directement sur le conditionnement ou sur une étiquette solidaire de celui-ci.

Côté bio, la certification doit être visible et le logo européen AB accompagné du numéro de l’organisme certificateur. Un produit présenté comme biologique sans ces éléments s’expose à une requalification immédiate.

Pour les fruits et légumes ayant subi un traitement après récolte, comme un cirage ou une conservation par enrobage, la mention “traité après récolte” est obligatoire, souvent suivie du nom de la substance utilisée. Une information que les consommateurs réclament de plus en plus, et que certains distributeurs peinent encore à afficher clairement sur leur étal.

Un étal bien tenu, c’est aussi un étal bien renseigné. Afficher les bonnes informations au bon endroit protège le commerçant en cas de contrôle, mais construit surtout une relation de confiance durable avec la clientèle. À l’heure où les consommateurs scrutent l’origine et la composition de ce qu’ils achètent, une étiquette claire et complète vaut parfois mieux qu’un long discours derrière le comptoir.

5/5 - (58 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *