Qui rêve (encore) d’un CDI ?

route sans fin

Je n’ai jamais signé de Contrat à Durée Indéterminée (CDI). Je n’en voulais pas particulièrement. Qui rêve (encore) d’un CDI, d’ailleurs ? De toute façon, on ne m’en a jamais proposé. Ah si on m’en a proposé un, une fois, mais, à ce moment là, je venais de décider de tenter l’aventure freelance donc je l’ai refusé.

Autour de moi, certain·es m’ont dit que j’étais folle, voire stupide d’avoir refusé le saint graal CDI. Et d’autres m’ont, au contraire, félicitée de ne pas y avoir succombé. Il faut admettre une chose, le CDI divise. On le désire ou on le rejette. On en rêve ou on le fuit.

Moi, il m’indifférait. Et oui, je n’aime pas faire comme les autres. Ou c’était, tout du moins, ce que je me racontais. Je pense que j’en avais surtout peur. Je vous ai déjà dit que je fais partie de ces personnes qui ont besoin de toujours vérifier où se trouve la sortie. Et de s’assurer de ne jamais en être trop loin. Au cas où. Et bien, j’avais l’impression qu’un CDI allait me boucher la sortie. Allait m’enfermer. 

Cela n’a pourtant pas toujours été le cas. Il fut un temps où j’avais fervemment défendu le CDI. C’était en 2005, j’étais alors lycéenne. Et les manifestations anti-CPE battaient leur plein [nda : « Contrat Premier Embauche » imaginé par Dominique de Villepin contre le chômage des jeunes comportant une période d’essai de deux ans]. Je me souviens avoir scandé « non, non, non au CPE ; oui, oui, oui au CDI ». Une bonne dizaine d’années plus tard, je me retrouvais pourtant à répondre « non, non, non » au CDI. Qu’avait-il bien pu se passer ? 

On change. Tout le monde change, me direz-vous. Ce n’est pas faux. Mais pourquoi avais-je changé d’avis ? Pourquoi n’avais-je aucune, mais alors aucune, envie de signer un CDI ? Et pourquoi observais-je autour de moi, ce même manque d’envie ? Le CDI ne faisait donc plus rêver ?

Le CDI, c’est fini ?

Le CDI, on n’en veut plus, il paraît. Il n’y a qu’à voir ce qui sort sur la première page d’un célèbre navigateur de recherche :

Tous ces articles répètent plus ou moins le(s) même(s) discours. Les discours qu’on lit partout, qu’on entend partout. À tel point qu’un beau moment, on finit par croire qu’ils viennent de nous alors que c’est nous qui venons d’eux.

Ce que je vous propose, c’est qu’on les regarde, ensemble, de plus près. J’ai relevé quatre grandes questions que semble poser le CDI, que ce soit dans ces différents articles ou de manière générale.

Une question de génération ?

Le CDI serait une question de génération. Ah, cette bonne vieille querelle des Anciens et des Modernes. Ce choc des générations. L’éternel débat entre tradition et innovation. La nouvelle génération serait une génération « qui ne tient pas en place ». Par « peur de l’engagement, refus des contraintes ? ». Vivant « dans l’immédiateté et le zapping permanent ».  Oui, effectivement la nouvelle génération n’est pas la même que la précédente puisqu’elle n’a pas baigné dans le(s) même(s) environnement(s). Et ainsi de suite.

Les nouvelles technologies, l’hyperconnexion, la mondialisation, le « partout et tout de suite » nous ont bien évidemment influencé·es. Pour le meilleur et pour le pire. Et la crise. LA crise. Le monde est en crise. Mais, si cette fameuse crise perdure, est-ce réellement une crise ? Une crise, par définition n’est-elle pas une manifestation brutale, soudaine ? Pourtant, on est en crise, sur tous les fronts, tout le temps. On vit avec. Et on s’adapte. Après tout, n’est-ce pas ce que tout être vivant fait depuis la nuit des temps ? La survie par l’adaptation. Marche ou crève. 

De là, quoi de si étonnant que la nouvelle génération ne rêve pas de CDI ? On lui a répété que ce n’était pas pour elle. Que les beaux jours des « baby boomers » étaient révolus. [nda : « on considère généralement comme « baby boomer » une personne née entre 1946 et 1964 »]. De là, allait-elle donc continuer d’attendre Godot ? D’attendre un CDI qui n’arriverait peut-être (sûrement ?) jamais ? Ou bien allait-elle se lancer dans d’autres chemins ? Et, en faisant ce choix, se convaincre que c’était le sien. Entièrement, le sien. Car on sait tous et toutes que le choix par dépit n’existe pas, n’est-ce pas ? 

La nouvelle génération est une « une génération qui a clairement envie de passer du statut de spectateur à celui d’acteur ». Quelle phrase à la con, franchement. Toutes les autres générations, pendant des millénaires et des millénaires ont regardé leurs vies. Elles n’ont pas découvert le feu, inventé l’agriculture, l’écriture, l’école, fait la guerre, fait l’amour… Si ?

Une question de routine ? 

Le CDI serait une question de routine. Ah, la routine on n’aime pas ça. La routine c’est ennuyeux. La routine c’est une « habitude d’agir ou de penser devenue mécanique ». Et c’est même, je viens de le découvrir et je ne peux pas ne pas partager cette deuxième définition avec vous : « l’ensemble des habitudes et des préjugés considérés comme faisant obstacle au progrès ». La routine ferait obstacle au progrès ?

Ah ouais, la routine c’est vraiment pas bien. Et le progrès, c’est la vie. On doit tous et toutes aspirer au progrès. Dieu progrès, nous te vénérons. Nous te révérons (et oui, en plus d’avoir fait une rime, j’ai placé « révérer », dédicace Vicky 😉 « révérer » qui, pour ceux et celles qui, comme moi il n’y a encore pas si longtemps, ne connaissent pas ce doux mot, signifie « traiter avec un grand respect, honorer particulièrement »). Je reviendrais sûrement sur cette question de progrès qui me passionne dans de prochains articles. 

« Je suis allergique à la routine. Au bout de deux mois de poste dans la même entreprise, ma motivation baisse… et mon efficacité aussi. J’ai envie de changement en permanence ». Cette phrase j’aurais pu l’écrire. J’ai déjà dû la prononcer. Car elle est « cool », non ? Ceux et celles qui aiment la routine, ce sont les gens ennuyeux. Et ceux et celles qui y sont allergiques, ce sont les aventuriers et les aventurières. Ceux et celles qui ont le cerveau qui tourne à 100 à l’heure. Qui ne tiennent pas en place. Des nouvelles générations mais aussi de celles d’avant. Ceux et celles qui restent jeunes dans leur tête, vous savez. Les gens « cool », quoi. Bon, je caricature un peu. Mais, qui a dit que les discours dominants n’étaient jamais caricaturaux ?

« J’étais un robot qui se levait, qui allait travailler puis qui rentrait ». Qui n’a jamais ressenti cela ? La routine est devenue si forte qu’on fait les choses mécaniquement, comme un robot. Sans s’en rendre compte. On passe en mode « pilote automatique ». D’où vient-elle cette routine qui nous transforme en machine ? Est-ce au bout de quelques mois sur un poste qu’on se transforme en robot ? Après des années ? Dès le premier jour ? 

Pourquoi certaines habitudes, car la routine est une habitude, nous procurent du plaisir, nous offre un moment de déconnexion, tandis que d’autres semblent nous déshumaniser et nous tuer à plus ou moins petit feu ? S’agit-il de trouver un équilibre (personnel ?) ? D’y trouver un sens ? 

Une question de sens ? 

Le CDI serait une question de sens. Le CDI, aujourd’hui, ne fait plus sens. Aujourd’hui, on veut « travailler autrement et redonner un sens à sa vie professionnelle ». Travailler autrement. Redonner un sens à sa vie professionnelle. Mais qu’est-ce que le CDI vient faire dans cette histoire, vous demanderez-vous ? Et bien, c’est une bonne question. La question du sens au travail est une question de plus en plus posée. Et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. La question du sens. La question du pourquoi. La question du pour quoi. C’est une question que nous devrions tous et toutes nous poser continuellement. Sur nos travails. Sur nos sociétés. Sur nos vies. 

Mais cette question n’a rien à voir avec le CDI. Ou tout à voir ? Essayons d’exposer ce paradoxe. Est-ce la forme ou bien le fond qui donne un sens ? Le fond, bien sûr. Je peux effectuer les mêmes tâches que je sois en CDD ou en CDI. D’ailleurs, bien souvent, je commence par les exercer en CDD, ce un peu comme une période d’essai pas vraiment légale, ni même juste mais qui, comme de nombreuses autres choses ni très légales, ni très justes, sont tolérées. Si ces tâches manquent de sens, elles manquent de sens que je sois en CDD ou en CDI puisque ce sont les mêmes. La nature du contrat est indépendante du problème de fond. 

Ceci dit, la forme peut impacter le fond. Si on a plusieurs formes de motifs différents, on peut choisir, par exemple, un motif parmi les différents carrés pour le faire entrer dans le trou carré correspondant. Mais aucun des cercles, quels que soient leurs motifs, ne rentreront jamais. Hum, cet exemple ne vous parle pas ? Laissez-moi une seconde chance avec un autre exemple peut-être plus parlant. Vous êtes locataire d’une maison et puis un jour vous devenez propriétaire de cette même maison. La maison reste la même. Mais votre rapport à cette maison changera. Pas tous vos rapports à cette maison, certes. Si vous l’aimez, vous l’aimerez autant que vous soyez locataire ou propriétaire. Quoique, peut-être, vous autoriserez-vous à l’aimer davantage en étant propriétaire en sachant qu’à priori vous pourrez la garder. En revanche, vous ne l’investirez sûrement pas de la même manière. Ainsi, il semble difficile de différencier totalement le fond et la forme. 

Et ce qui fait sens, parfois pendant des années se retrouve à ne, parfois, plus en faire aucun, un beau jour. Ou plutôt un mauvais jour. « La grande entreprise est une machine à démotiver », il paraît. D’ailleurs, on oppose souvent les grandes entreprises, rigides mais (de fait) sécurisantes, proposant encore des CDI, aux petites et jeunes entreprises, plus souples mais (de fait) plus précaires proposant quand à elles tout sauf des CDI. Ce qui nous mène à notre prochaine question. 

Une question de liberté ? 

Le CDI serait une question de liberté. « Je ne me sens pas à l’aise, enchaînée à un contrat de longue durée ». En le signant, nous renoncerions à notre liberté, pour toujours. Alors qu’en signant un contrat à durée déterminée, nous avons une date de « sortie ». Pourtant, le CDI n’est pas un contrat à vie. Il est à durée indéterminée. Mais comme tous les contrats, on peut le rompre. Une des deux parties peut le rompre. Je ne dis pas que cela n’a pas de prix, je dis que cela est possible. Alors pourquoi associons-nous CDI à « prison à vie » ? Le travail serait-il une prison ? Et le CDI, une sentence à vie ? 

« Ce qu’il ne faut pas oublier, lorsqu’on signe un CDI en France, c’est qu’on se retrouve de fait dans une position dominant/dominé ». Effectivement, un CDI contractualise un lien de subordination entre la personne employée et la personne qui emploie. Mais ceci c’est pas propre au CDI. C’est le cas pour tous les types de contrats salariés. En revanche, en tant que freelance ou auto-entrepreneur·euse, il est vrai qu’on n’a légalement pas de lien de subordination.

« Vous décidez vous-même de la valeur ajoutée que vous pouvez apporter au monde. Vous en fixez le prix et vous pouvez la délivrer à plusieurs clients à la fois. Si vous perdez un client peu importe, vous pourrez toujours en retrouver d’autres ». Oui, en tant qu’indépendant·e, on fixe le prix de ce que l’on vend. Mais ce prix s’inscrit dans un marché donc en réalité on ne peut pas le fixer comme bon nous semble. Si on perd un client, on peut en retrouver d’autres, c’est vrai. Et je suis d’accord sur le fait que plus on a de dépendances, moins on est dépendant finalement. On connait tous et toutes cette fameuse expression qui nous conseille de ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier. Mais bon, prospecter des clients, ça prend du temps et du temps qui n’est pas rémunéré. Ici, je ne vais pas rentrer dans le débat, néanmoins fort intéressant, de l’ entrepreneuriat versus le salariat mais c’est un sujet sur lequel je reviendrai. 

« J’étais prisonnière d’un choix à faire : le temps ou l’argent ! Il fallait que je réfléchisse et que je pèse le pour et le contre de quitter mon CDI ». C’est sûrement cette question du temps et de l’argent qui revient le plus souvent. Et ce n’est pas étonnant puisque l’on vend notre temps contre de l’argent. Ici encore, on retrouve cette sensation d’emprisonnement. Et qui ne s’est jamais senti·e emprisonné·e dans son emploi (ou non-emploi) ? Mais encore une fois, le CDI n’a rien à faire dans cette histoire. On peut se sentir emprisonné·e dans un CDD, et même en étant freelance.

Et si le CDI n’était pas la question ?

Un CDI semble faire de moins en moins rêver. Il est souvent associé à une routine peu stimulante. Il peut donner un sentiment d’emprisonnement. Et il faut dire que depuis plusieurs années, on n’est pas tendre avec lui. En 2005, nombreuses avaient pourtant été les personnes à se battre pour lui. À scander « oui, oui, oui au CDI ». À refuser le CPE, sorte de CDI au rabais à destination des jeunes mais qui aurait pu s’étendre à tout le monde, qui sait ? 

Et n’est-ce pas ce qui s’est produit d’une certaine manière ? Aujourd’hui, un stage ou encore un CDD est vu et ouvertement revendiqué comme une période d’essai. Pourtant, le CDI dispose d’une période d’essai, qui est d’ailleurs reconductible. Pourquoi ? Pour quoi ? Pour qui ? 

On me répétera et moi même je répéterai qu’il est important de se mettre sur un pied d’égalité avec la structure qui nous emploie. Qu’un entretien, c’est dans les deux sens. Une période d’essai, c’est dans les deux sens. Et même une rupture de contrat. Soyons honnêtes, on préfère tous et toutes être acteurs et actrices de nos vies. Se dire qu’on a la choix, et ce, aussi infime que puisse être ce choix. 

Alors, le CDI on ne m’en propose pas mais, tant pis, je n’en veux pas. La routine, non merci. Moi, je veux du sens. Je veux de la liberté. Oui, oui, oui aux contrats courts. Aux contrats qui ont une fin. Une fin qui me laisse libre. Libre de rechercher un autre contrat (court). Ou de passer freelance. La liberté. La liberté de rechercher d’autres contrats avec des clients. Libre de ne pas toujours avoir du travail. Et donc libre de toujours passer mon temps à en chercher. Libre, vraiment ? Ne devrais-je pas plutôt dire contrainte ? Car c’est le travail, qu’il soit en CDI, en CDD ou en freelance qui paie nos factures. Qui nous permet d’avoir un toit (ce qui est d’ailleurs plus facile à obtenir quand on est en CDI). De manger. De vivre.

Aujourd’hui, je n’ai plus peur du CDI. Je réalise que le CDI n’a jamais été ma peur. Il était mon bouc-émissaire. Ma peur, c’est la vie. Peur de faire les mauvais choix. Peur de mourir sans avoir vécu (si peu que cette idée si ancrée ait vraiment un sens ?). Peur de m’ennuyer. Peur de perdre mon temps. Peur de renoncer à ma liberté. 

Mais peut-on réellement être libre sans un minimum de sécurité ? Je ne crois pas. Si on n’a pas de travail et donc pas d’argent, puisque c’est le modèle dominant sur laquelle notre société est bâtie, peut-on réellement être libre ? Non, il nous faut de l’argent pour assurer nos besoins primaires. Et pour avoir de l’argent, il nous faut un travail. Ou un excellent patrimoine. Et si on passe plus de temps à chercher un travail qu’à en avoir, ça devient compliqué, non ? Et faute de rien, on finit vite par prendre ce qu’il y a. En ce sens, le CDI me paraît être la forme de contrat qui nous protège le plus. Et pourtant on n’en veut plus, il paraît. 

On n’en veut plus ou on ne nous en propose plus ? On n’en veut plus ou on nous a convaincu de ne plus en vouloir ? Qui pourrait encore rêver d’un CDI ? C’est ennuyeux, c’est enfermant, c’est démodé, c’est passé de siècle. 

Mais le CDI est un contrat. Je peux tout aussi bien m’ennuyer dans un CDD, souffrir dans un stage, me sentir enfermée en étant pourtant freelance. Alors, il est vrai que, si je décide de démissionner en CDI, je n’ai pas droit au chômage avant plusieurs mois de carence. Mais ne faudrait-il pas mieux ouvrir les droits au chômage en cas de démission, et ce sans mille et une conditions et un « jugement » par une Commission, que de préférer des contrats précaires qui ont une fin ? Ne faudrait-il pas mieux repenser le cadre de travail et les conditions de travail plutôt que de s’assurer une porte de sortie à tout prix ?

Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez que j’aime bien les comparaisons travail et amour. Alors ma question est la suivante : peut-on se sentir emprisonné·e, s’ennuyer, souffrir, vouloir se libérer d’une personne sans être lié·e par un contrat à durée indéterminé (pacs, mariage) ? Il me semble que oui. Tout comme on peut être heureux·euse, stimulé·e, épanouï·e en restant avec une personne avec laquelle on a pourtant signé un « CDI » 😉

Le CDI est mort, vive le CDI ! [nda : phrase librement inspirée du célèbre adage « Le roi est mort, vive le roi ! »]. 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Êtes-vous en CDI ? L’avez-vous déjà été ? Avez-vous déjà démissionné d’un CDI ? En rêvez-vous ou au contraire en avez-vous peur ? Pourquoi ?

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6 Replies to “Qui rêve (encore) d’un CDI ?”

  1. Coucou
    Ton article est super intéressant ! C’est vrai que le CDI n’est plus ce qu’il était ! Je crois que maintenant, même ceux qui sont en CDI ne sont plus aussi sereins qu’ils l’étaient par le passé. Nous sommes tous des Kleenex jetables… Mais en attendant, pour certaines choses (comme pour faire un prêt bancaire pour l’achat d’un bien immobilier), le CDI reste tout de même le Graal !
    Bravo pour ta Une sur Blogs Campus, je suis très contente d’avoir découvert ton article de qualité !
    A bientôt !
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

    1. Coucou Audrey,

      Whaou, je n’avais pas vu que je faisais partie de la Une de Blogs Campus 🙈 Chouette que cela t’ai permis de découvrir le blog et je suis contente de lire que tu as apprécié cet article !

      C’est vrai qu’on a l’impression qu’on est facilement remplaçables (et donc facilement jetables), et si même les personnes en CDI, qui sont sensées pouvoir se sentir “en sécurité”, ne sont plus sereines, où va-t-on ? J’espère que les choses changeront !

      ps : je file découvrir ton blog 🙂

  2. Coucou Camille,
    C’est vrai que le CDI avant c’était le Graal c’était CDI ou être fonctionnaire, sinon tu avais raté ta vie XD Maintenant c’est différent, le côté sécurité compte mais le côté épanouissement, liberté et rythme de vie aussi 🙂 Du coup, j’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de freelance ahah ! Et ce n’est pas un mal, tant que chacun est heureux avec la route qu’il emprunte, je trouve ça parfait 🙂
    Des bisous !

    1. Coucou Serena,

      J’ai l’impression de sentir une freelance heureuse qui parle, ça fait plaisir à lire 🙂 Je suis d’accord avec toi, quand chacun·e trouve une route qui lui plaît, il n’y a pas mieux ! Mais pourquoi faudrait-il obligatoirement choisir entre sécurité d’un côté et épanouissement, liberté et rythme de vie de l’autre ? 🙂

  3. Bravo pour cet article Camille. Il fait bien le point sur tout ce qui nous travaille je trouve 🙂 (nous “les jeunes” si je puis dire enfin je pense que tu m’as comprise). Pendant longtemps, je souhaitais travailler en CDI pour cette fameuse sécurité, ne serait-ce que pour pouvoir signer un bail par exemple. En fait avec l’expérience, j’ai réalisé que la sécurité n’est pas forcément celle qu’on croit. Où est la sécurité lorsque le travail rend malade par exemple? Même si comme tu le dis très bien le CDI n’est qu’un contrat, et finalement peu importe le contrat on peut se retrouver dans des situations toxiques. Mais je pense quand même qu’il est très lié à tout ce système de salariat qui cause de nombreux effets pervers dans beaucoup d’entreprises, entraînant un certain immobilisme et ne poussant pas les gens à l’innovation ni même à la remise en question.

    1. Merci Amtiss de partager ton avis, je trouve ton expression “ce qui nous travaille” parfaitement choisie 😉 C’est marrant car moi j’ai eu le sentiment inverse, je ne voulais absolument pas de CDI, j’avoir peur justement de “m’encroûter”, de me sentir “emprisonnée”, etc. J’avais la sensation que d’enchaîner les CDD me permettait d’être en mouvement, de me “challenger”, d’être une “aventurière”, d’être “libre”. Alors qu’aujourd’hui j’aimerai bien signer un CDI pour avoir un peu de sécurité justement (peut être car il paraît qu’on veut souvent ce que l’on n’a pas ? 🙈). Je te rejoins sur le fait que le CDI a souvent “mauvaise pub” et que même si ce n’est pas le CDI en lui même le problème il est lié à un certain système du monde du travail. Personnellement, j’ai de plus en plus peur de la précarité des autres types de contrat qui peuvent finir par nous faire accepter tout et n’importe quoi, ce d’autant plus dans un contexte de chômage de masse. Mais, moi même, peut être qu’en signant un CDI, je finirai par ensuite ne plus en vouloir, qui sait ?

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